Avant de commencer, petite mise au point : je suis une très grande fan de l'univers Cyberpunk. Cyberpunk 2077, Night City, son esthétique, ses personnages, ses néons, son ambiance complètement dystopique… autant dire que je pars déjà avec quelques points de sympathie d'avance.
Alors concernant Cyberpunk: Edgerunners 2, ne comptez peut-être pas trop sur moi pour être totalement impartiale.
J'aimerais vous dire que je vais analyser tout ça avec un regard froid, objectif et professionnel… mais soyons sérieux deux minutes : ils me mettent Night City, du chrome, des cyberpsychos et une animation signée Trigger devant les yeux, je suis déjà vendue.
Voilà. Maintenant que c'est dit, on peut parler du trailer.
On retourne à Night City, mais sans David et Lucy
Après le succès de Cyberpunk: Edgerunners, il aurait été facile de chercher à prolonger directement l'histoire de David et Lucy. Et franchement ? Tant mieux, ce n'est pas la direction choisie.
Cyberpunk: Edgerunners 2 sera une nouvelle histoire indépendante en dix épisodes avec un casting entièrement renouvelé. On reste dans le même Night City, mais avec d'autres destins à suivre, d'autres traumatismes et probablement une nouvelle bonne raison de terminer la série en regardant le générique dans le vide.
Et les premiers personnages annoncés donnent déjà envie d'en savoir plus.
On retrouve notamment Weak, ancienne légende du milieu obligée de vivre désormais sans implants ; D, une netrunner nomade lancée dans une quête de vengeance ; Roman, cinéphile obsédé par l'idée de filmer de véritables histoires dans un monde dominé par les braindances ; et Talia, ancienne corpo passée par Maelstrom et plongée en plein dans sa culture ultra-violente et obsédée par le chrome.
Autrement dit : on repart vraiment de zéro.
Un trailer qui n'a pas besoin de parler
Ce qui frappe surtout avec ce nouveau trailer, c'est qu'il n'a pas besoin d'un seul mot de dialogue pour vendre la série.
On enchaîne les plans, les regards, les explosions de couleurs, la violence et les scènes complètement barrées pendant que la musique fait le reste.
Et visuellement… c'est absolument magnifique.
Trigger retrouve immédiatement ce qui rendait la première série si particulière : une animation ultra nerveuse, des couleurs qui explosent à l'écran, des mouvements complètement exagérés et cette impression que Night City peut basculer dans le chaos total en une demi-seconde.
Le trailer utilise notamment le morceau « You Can't Run From Me » de Rico Nasty, composé spécialement pour la série.
Du Cyberpunk comme on l'aime
Parce que oui : ça sent très fort le Cyberpunk 2077.
Du chrome partout, des implants, des gangs, des corpos, des flingues, des néons, des personnages qui semblent déjà dangereusement proches de la limite et ce petit parfum de cyberpsychose qui ne présage généralement rien de très rassurant.
Night City semble une nouvelle fois être traitée comme un personnage à part entière.
Belle de loin, complètement pourrie de l'intérieur et absolument fascinante.
CD Projekt RED promet d'ailleurs une version encore plus brutale et sombre de cet univers, en plongeant cette nouvelle équipe dans les coins les moins fréquentables de la ville.
Bref : exactement ce qu'on vient chercher.
Et ce nouveau casting a déjà une sacrée gueule
Difficile évidemment de savoir lesquels vont réellement devenir les personnages centraux avec seulement quelques images, mais une chose est sûre : les nouveaux venus ont déjà beaucoup de personnalité.
Entre Weak et son look de vieille légende fatiguée, D qui semble avoir quelques comptes particulièrement violents à régler, Roman avec sa caméra rétro et surtout Talia et son esthétique Maelstrom complètement démente, il y a déjà énormément de choses à regarder.
Et c'est probablement ce qui rassure le plus avec cette suite.
Edgerunners 2 ne donne pas l'impression de vouloir vivre dans l'ombre de la première saison. Elle reprend Night City, son esthétique et ses règles, puis semble vouloir raconter quelque chose de complètement différent.
Pas besoin d'un nouveau David.
Pas besoin d'une nouvelle Lucy.
Donnez-nous simplement une nouvelle bande de personnages auxquels on va beaucoup trop s'attacher avant que Night City décide probablement de nous rappeler comment fonctionne cet univers.
Ça va encore mal finir.
Et évidemment, on sera devant.
