Enfin un jeu qui respecte notre temps
Je vais être honnête avec vous : ça faisait longtemps qu’un jeu multi ne m’avait pas autant donné envie de lancer “une dernière run” à 1h du matin alors qu’on sait tous très bien comment ça finit.
Spoiler : par des insultes amicales sur Discord et un wipe à 3% du boss.
Et pourtant, Fellowship réussit quelque chose de très rare aujourd’hui : respecter le temps des joueurs.
Pas de farming interminable pendant 40 heures pour avoir le droit de commencer à s’amuser. Pas besoin de tuer 18 sangliers pour récupérer trois morceaux de cuir humide. Le jeu comprend directement ce qu’on veut : partir en donjon avec des amis, prendre des claques, apprendre des mécaniques et recommencer jusqu’à réussir.
Et franchement… quel plaisir.
Des donjons vraiment réussis
Les donjons sont vraiment excellents. Pas juste visuellement, mais surtout dans leur rythme. Chaque salle a quelque chose à raconter, chaque combat demande un minimum d’attention, et le jeu arrive constamment à créer ces petits moments de panique où tout le groupe crie en même temps sans que personne ne sache réellement quoi faire.
Fellowship réussit à rendre chaque combat mémorable. Même après plusieurs runs, on garde ces moments où tout part en vrille alors que le boss avait presque plus de vie.
Et forcément…
Oui, on a wipe à cause de moi
D’ailleurs, si mes amis lisent cet article :
oui, j’arrivais pas à cliquer sur l’encre du boss.
Oui, on a sûrement wipe plusieurs fois à cause de moi.
Mais techniquement… personne ne m’avait expliqué avec assez de conviction.
C’est aussi ça qui rend le jeu aussi drôle à plusieurs. Les engueulades débiles, les erreurs absurdes, le moment où tout le groupe comprend trop tard pourquoi ça ne fonctionne pas.
Un vrai MMO social, finalement.
Une sélection de personnages pleine de potentiel
Ce que j’aime aussi énormément, c’est la sélection de personnages. On sent qu’il y a une vraie envie de proposer des styles différents sans tomber dans le classique “tank fade / mage feu / archer edgy”.
Chaque héros a un potentiel intéressant et surtout une vraie personnalité dans son gameplay. T’as rapidement envie de tester autre chose juste pour voir jusqu’où le kit peut aller.
Et honnêtement, c’est rare aujourd’hui d’avoir un roster où plusieurs personnages donnent réellement envie d’être maîtrisés.
Le mini-boss taureau vit dans ma tête gratuitement
Et puis il y a CE mini-boss taureau.
Je refuse d’élaborer davantage.
Si vous savez, vous savez.
“Tiiii — dadada di dadada.”
Depuis, cette musique vit gratuitement dans ma tête, dans mes rêves, dans mes cauchemars, ...
Un jeu exigeant, mais enfin accessible
Attention par contre : Fellowship reste un jeu exigeant. Même si la dernière mise à jour a clairement rendu l’ensemble plus accessible, il faut rester concentré. Les mécaniques pardonnent rarement les erreurs et le jeu adore transformer un combat parfaitement maîtrisé en catastrophe absolue en moins de cinq secondes.
Mais c’est justement ce qui le rend aussi satisfaisant.
Fellowship me rappelle cette époque où les donjons n’étaient pas juste un couloir à loot qu’on traverse en regardant une vidéo YouTube sur le deuxième écran. Ici, il faut communiquer, observer, comprendre et parfois accepter que le problème… c’est probablement votre pote qui ne clique toujours pas sur l’encre du boss.
